Saint-Pierre du Vauvray
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Conseil municipal du 30 octobre 2020 – élection du maire et des adjoints

Conseil municipal du 30 octobre 2020 – élection du maire et des adjoints

République française

Élection du maire

Suite à une obligation administrative (décision du Tribunal administratif), le Conseil municipal s’est réuni le vendredi 30 octobre 2020, dans un délai légal obligatoire, pour l’élection du maire, définir le nombre d’adjoints, et élire les adjoints.

ORDRE DU JOUR :

  1. Élection du maire ;
  2. fixation du nombre des adjoints ;
  3. élection des adjoints ;
  4. délégations au maire ;
  5. Indemnités de fonction ;
  6. création d’un point d’eau au marché ;
  7. tarifs emplacements sur le marché ;
  8. acquisition des parcelles de la réserve incendie au Vieux-Rouen ;
  9. vente des terrains allée du Roule ;
  10. questions diverses.

Avant de procéder au vote, la maire demande un minute de silence en mémoire des victimes des attentats terroristes.

Élection du maire, le doyen préside la séance

Pour l’élection du maire, 3 candidat(e)s se sont présenté(e)s :

  • Madame Laetitia Sanchez (maire élue le 28 mai 2020) ;
  • Madame Elodie Desabaye ;
  • Monsieur Pascal Schwartz.

Pour cette nouvelle élection du maire, c’est le doyen du Conseil municipal qui prend la présidence.

Élection du maire chapitre 1

Alors que l’on attend Monsieur Dupont, qui arrive un peu en retard pour raison professionnelle, le président de séance demande de modifier l’ordre du jour pour passer aux questions diverses.

Madame Sanchez demande de ne pas modifier l’ordre du jour pour éviter de provoquer une nouvelle annulation de ce Conseil.

Lorsque Monsieur Dupont arrive, le président de séance explique les modalités du vote, désigne les assesseurs et fait appel à candidature(s) pour le poste de maire.

A la demande du président de séance, Laetitia Sanchez fait une courte allocution pour expliquer au Conseil municipal sa volonté de continuer les actions entreprises depuis le mois de juin au sein de l’équipe.

Puis madame Desabaye distribue la charte de l’élu locale à tous les élus.

charte-elu-local

Discours de candidature de Madame Elodie Desabaye

Madame Desabaye demande de ne pas la couper, le président de séance assure qu’il ne la coupera pas.

Elle dit souffrir depuis des mois, elle souffre pour son village, avec le village et ses habitants. Elle se présente candidate au poste de maire, non pas pour le pouvoir, non pas pour l’argent et encore moins en tant que politique, affirme-t-elle. Elle se présente pour son village et celui de ses ancêtres. Pour la démocratie, pour la justice, le droit à la parole, contre la guerre qui se joue depuis 13 ans dans notre village, contre les manœuvres politiques de madame Sanchez, dont une a été jugée au Tribunal administratif.

Des manœuvres auraient porté atteinte à la liberté de vote des conseillers municipaux de nature à altérer la sincérité du scrutin. Un constat d’huissier a été fait, et Madame Sanchez a dit pendant l’audience qu’elle nous avait tous envoyé le lien vers le site http://vauvray.fr avant le conseil d’installation du maire et des adjoints. Madame Sanchez, sans étiquette, et qui disait se battre pour son village, et qui, à la première opportunité, confie la commune à son premier adjoint si elle était élue sénatrice. Et tout ça en l’annonçant publiquement dans la presse.

Madame Elodie Desabaye rappelle que tout le monde souhaitait une femme à la mairie. Elle estime que la Maire a perdu toute crédibilité dans le village après juste 3 mois de mandat. Les Saint-Pierrois mériteraient plus d’estime. Elle accuse Laetitia Sanchez d’avoir trahi et déçu les électeurs en faisant du porte-à-porte et en se présentant candidate sans étiquette.

La candidate dit se battre depuis le début, contre les pratiques et manœuvres de deux personnes avant les élections. Elodie Desabaye réaffirme qu’elle faisait partie de la liste « Ensemble et Solidaires » avant d’être mise dans l’opposition avec Monsieur Loëb.

Elle a dénoncé les agissements de ce couple (Madame Sanchez et Monsieur Binard), et elle n’est pas la première à l’avoir fait. Entre promesses de certains pour trouver un arrangement, pour au final se taire à la dernière minute. Pour les uns ne supportant plus leur présence, pour les autres, exaspérés par les initiatives du couple. Nous avions même imaginé de démissionner du Conseil pour refaire des élections, dit la candidate.

La majorité était en souffrance, estime-elle, et tous vous êtes devenus muets. Aujourd’hui, en votant pour Madame Desabaye, les conseillers rétabliraient l’ordre du village. Il faut apprendre de ses erreurs, dit-elle, et nous avons toujours le choix de changer la donne. Vous avez encore une fois la chance de ne pas cautionner les agissements de ce couple politique. Les recours en sont un exemple et une preuve car nous avons des droits, continue-t-elle. En campant sur vos positions, vous êtes affiliés, aux manœuvres politiques, au mensonge, aux humiliations, à la diffamation, aux pressions exercées, aux actes indignes, tel un doigt de déshonneur collé aux citoyens, et à la colère. Vous serez responsables, poursuit la candidate, si vous validez ces actes.

Je suis victime aussi, assure Madame Desabaye, et vous en êtes encore les témoins : quand on est élu, et que l’on pose des questions à Madame le Maire, on se retrouve systématiquement avec une réponse de son conjoint.

L’une d’elles commence par « souffrez » ! Alors que je souffre au quotidien. Vous laissez passer ça ? C’est inadmissible. Alors que j’ai toujours eu de la bienveillance pour vous. La candidate condamne ce comportement de la part de la part d’un élu, d’autres personnes se joignent à moi, je ne suis pas un cas isolé. Ne croyez pas que vous êtes tenus, réveillez-vous, on devait réveiller la belle endormie […] Aujourd’hui, vous avez la liberté de voter, vos anciens se sont battus pour cela. Vous êtes libres, alors prenez ce droit qui vous est ouvert pour la dernière fois. Écoutez votre cœur et surtout nos habitants.

 

En réponse à la candidate :

Si aucune interruption n’a eu lieu lors de ce discours, et que nul n’a répondu à ce discours somme toute assez accusateur, nous prenons soin d’y répondre ici. Une mise au point une fois pour toutes :

Tout d’abord, levons une méprise : Une réponse qui commence par « souffrez » n’est pas une injonction à souffrir, alors que Madame Desabaye dit souffrir au quotidien.

Il s’agit de « Souffrez que… », autrement dit : « Entendez que… ». Certes, si le vocabulaire est trop soutenu, peut-être daté, nous ne l’emploierons plus. Cela évitera toute méprise ou toute volonté d’interpréter nos propos. En aucun cas, aucun des élus de la majorité ne souhaite de souffrances à quiconque.

Évidemment, les conseillers sont libres de leur vote. Comme tout citoyen disposant d’un droit de vote. Ils l’ont été le 28 mai. Ils l’ont été le 30 octobre. Ni Madame Sanchez, ni Monsieur Binard n’ont hypnotisé quelque conseiller que ce soit, ou exercé de pressions sur quiconque. Ce n’est que le résultat d’un travail d’équipe, au service de la commune et des administrés.

Quant aux manœuvres supposées, il n’y en n’a pas eu : le site internet était en construction et toute la liste était au courant depuis le début. C’était l’ébauche du site actuel et une partie du programme. Comme le sont les permanences d’élus le samedi qui sont très appréciées des Saint-Pierrois. Nous n’avons pas envoyé de SMS à tous les conseillers avant le vote, contrairement à d’autres. Des SMS peu avant le vote ? Ça, ce sont des manœuvres.

Le 20 mai 2020, Monsieur PINTO et Madame Desabaye avaient indiqué à la liste leur volonté, pour le premier de candidater au poste de Maire, pour la seconde qu’il était hors de question d’être adjointe d’une maire qui faisait des manœuvres politiques, etc, etc. Dont acte.

Le 28 mai, une personne présente (et insultante) sur les réseaux sociaux s’est présentée à au domicile de Madame Sanchez pour jouer le rôle de médiateur et éviter « la honte à notre village ». Il proposait de laisser la place de Maire à M. Pinto pendant deux ans, jusqu’à ce que celui-ci parte en retraite dans sa maison secondaire au Portugal. Puis Madame Sanchez, récupèrerait le poste de maire. C’est une manœuvre, et pas de notre fait.

Celui-ci avait d’ailleurs convenu qu’il avait écouté plusieurs fois l’enregistrement de la soirée privée de la liste « Ensemble et Solidaires ». Aucun des conseillers de l’actuelle majorité n’ont jamais enregistré en audio nos réunions, et à fortiori pu l’envoyer à une personne n’appartenant pas à la liste. C’est illégal.

Imaginer de démissionner du conseil municipal pour refaire des élections, chose que nous ignorions totalement jusqu’à ce conseil, n’était-ce pas là une manœuvre ? Refaire voter les Saint-Pierrois qui n’en demandaient pas tant en période de Covid-19 ?

Et enfin parler d’arrangements qui auraient été pris avec on ne sait qui, sans que l’on sache qui ? La candidate ne parle-t-elle pas ainsi de manœuvres auxquelles elle aurait participé ?

Difficile encore de dire que l’on souffre de ne pas être entendue, quand des réponses sont apportées à toutes les questions diverses. Il est totalement faux, et méprisant, de dire que lorsque l’on pose une question à la maire, c’est son conjoint qui répond, c’est non seulement faux, mais c’est ignorer les règles et les usages d’un Conseil municipal.

Chaque élu peut y prendre la parole, quand il la demande et que le président de séance la donne. Ce n’est pas à une conseillère d’exiger des réponses de la maire en personne parce qu’elle serait détentrice de la parole citoyenne, mais bien une élue qui pose une question à la municipalité et au Conseil municipal.

Inutile d’écrire en rouge à chaque fois : « Les citoyens demandent à  obtenir des réponses précises et non de jolis discours qui ne répondent pas à la question. Merci de bien vouloir y répondre le plus précisément possible vous remerciant par avance. » La municipalité et le Conseil municipal répondent aux questions, et donnent les réponses les plus précises possibles, quand ils les ont.

Avant dernier point : il faut cesser de parler du couple Laetitia Sanchez – Arnaud Binard comme d’un couple politique. Ils sont certes engagés tous deux pour la chose publique. Ils ne le font pas pour l’argent, comme on a pu le lire. Ils le font dans l’intérêt général. Ce ne sont pas des machines, mais des humains. S’ils sont attachés l’un à l’autre, ils sont aussi parents. Enseignante pour l’une, et parent d’élèves engagé pour l’autre. Des êtres humains engagés pleinement pour la défense de notre commune.

Dernier point : même si elle savait qu’elle avait peu de chances d’être élue, non, ce n’était pas trahir les Saint-Pierrois que de se présenter aux Sénatoriales.
Nombre de communes ont des maires qui sont devenus sénateurs. Auparavant ils pouvaient sénateur-maire.
Désormais, ils doivent abandonner leur mandat exécutif à la mairie pour ne redevenir « que » conseiller municipal, mais implantés et utiles à leur commune.

Les sénateurs seraient-ils tous des traîtres à leur commune ?
Les sénateurs doivent-ils être des hommes, maires de grandes commune et de préférence de droite ?

Ah, encore une toute petite chose : lorsque la liste « Ensemble et Solidaires » a été élue, la candidate Laetitia Sanchez était tête de liste d’une liste sans étiquette. La majorité l’est toujours. Mais chaque habitant savait qu’elle était personnellement écologiste, et plus d’un savait qu’elle présidait le groupe écologiste à la Région. L’un n’empêche pas l’autre.

Nous ne sommes pas en guerre, ainsi que l’insinue la candidate, nous sommes en charge de la commune. Nous avons été élus pour cela, et nous en acceptons la responsabilité.

Les nombreux recours de la part de l’opposition auxquels nous avons dû faire face n’auront conduit qu’à une perte de temps et d’argent, et n’auront fait qu’ajouter de la charge inutile aux magistrats. 

Le discours de candidature de Monsieur Schwartz

Il se présente candidat au poste de Maire parce qu’il estime avoir l’expérience nécessaire après deux mandats aux côtés d’Alain Loëb.

Il dit vouloir protéger les conseillers municipaux aujourd’hui  derrière le couple de Madame Sanchez et Monsieur Binard qui les auraient induits en erreur.

Selon lui, les conseillers engagent leur propre responsabilité dans diverses actions judiciaires. Et s’ils ne se détachaient pas, ni Madame Sanchez, ni Monsieur Binard ne pourraient les exonérer.

Il revient sur les chiffres prononcés pendant la campagne (chiffres fournis par l’Agglomération par courrier électronique après autorisation de la CADA, NDLR).

Nous aurions affirmé que le parvis de la mairie aurait coûté 700 000 euros alors qu’il n’aurait coûté que 118 000 € à la commune, sur un montant total de 1 million € HT dont 200 000 € HT à charge de la commune.

Cet argent n’aurait pas pu servir à autre chose, encore moins à l’école, dit le candidat. Ils ont établi un tableau non exhaustif qui indiquerait que la commune a déboursé 100 000 € pour les travaux dans les écoles. Hors charges de personnel.

Monsieur Schwartz exprime que les conseillers sont associés aux mensonges de la friche Labelle, et au fait que la friche Labelle sera dédiée aux logements sociaux parce que Monsieur Leroy serait ami avec Monsieur Loëb.

Les candidats (la liste « Ensemble et Solidaires ») ont indiqué devant le Tribunal que la commune prendra en charge la mixité sociale à laquelle elle est contrainte.

Ainsi Monsieur Binard implique les conseillers dans une réponse mensongère. Ils seraient désormais associés, mêlés à tout cela.

Monsieur Schwartz dénonce un bilan déjà lourd depuis le mois de juin :

  • trahison des électeurs en se présentant aux Sénatoriales pour la maire (déjà répondu une fois pour toutes en réponse au discours précédent) ;
  • déclaration de Monsieur Binard annonçant une somme de 200 000 € pour la rue Gourdon ;
  • une gazette diffamatoire et mensongère sur le surendettement de la commune ;
  • manque de rigueur et de compétence, hostilité, haine, manque de respect…

En votant pour lui, cela permettrait d’associer les deux choix de la population.

Ainsi, Monsieur Schwartz aurait mis en relation un médecin avec la maire. Et elle n’a pas eu besoin de sa présence.

Monsieur Schwartz offre aux conseillers de se désolidariser de toutes les responsabilités, pénales et déontologiques. Il faudrait voter pour lui, car Madame Sanchez n’est pas indispensable, qu’il fallait se résigner au bilan positif de l’ancienne municipalité menée par Alain Loëb, et qu’il ne faut pas pardonner au couple de Madame Sanchez et Monsieur Binard. Car la population ne souhaite pas pardonner.

C’est leur choix au travers d’une pétition (anonyme) qui a rassemblé près de 100 signataires.

Si les conseillers ne voulaient pas voter pour lui, ils peuvent voter pour la candidate Elodie Desabaye.

Réponse au candidat Pascal Schwartz

Ce n’est pas beau de mentir. Monsieur Binard n’a jamais dit qu’il y aurait des logements sociaux parce que M. Leroy et Monsieur Loëb étaient amis. Il ne l’a jamais pensé. Certes il y a un respect républicain entre élus, mais Monsieur Binard n’a jamais évoqué l’amitié qui existerait entre le président de l’Agglo Seine-Eure pour justifier un projet social plus.

Oui nous honorerons le taux légal de mixité sociale, mais la commune ne peut faire plus.

Saint-Pierre du Vauvray n’a aucune structure sociale, aucun centre d’accueil social, et aucun moyen d’en créer. Sans doute nous faut-il raisonner sur une structure plus douce, un écoquartier, avec peut-être moins de logements, et une intégration paysagère qui respecte le caractère à la fois rural et urbain de Saint-Pierre du Vauvray.

Le projet initial comptait 102 logements. Beaucoup de T2 (pour les couples sans enfants qui ont vocation à partir dès le projet d’enfant, ou de familles monoparentales), et T5 (familles nombreuses). Il faut adapter le projet en tenant compte de la taille ou de l’absence de nos structures.

Nous pensons que Saint-Pierre du Vauvray est très attractif : un pôle commercial secondaire pour l’agglomération, un paysage sublime, une proximité et une douceur de vivre qui permet de retirer le meilleur du village, avec les services d’une grande commune pour les habitants : Poste, commerces, vie associative riche…

Le projet est réalisé conjointement avec l’EPFN, la Région Normandie, et l’Agglo Seine Eure qui est le maître d’ouvrage. Et il ne peut se faire qu’en accord avec la politique de la commune. C’est ce à quoi tout le monde travaille.

Pour ce qui est des investissements des communes inscrits au contrat de plan de l’Agglo Seine-Eure

Les investissements des communes inscrits au contrat de plan de l’Agglo Seine-Eure permettent de bénéficier de conditions très avantageuses pour une commune telle que la nôtre. 80% pour l’agglomération, 20% pour la commune. Cela reste de l’impôt et de l’argent public.

Deux projets ont été proposés à l’agglomération lors du précédent mandat :

Un projet d’école sur le terrain Laquerrière, pour un budget de près de 4 millions € (3 997 000 €). Celui-ci a été refusé par l’Agglo du fait de sa démesure (cela aurait coûté 800 000 € à la commune).

Cependant, le champ Laquerrière a été préempté par la commune, avec un portage par l’EPFN pour un montant de près de 200 000 € qui échoie à la commune en 2020.

Nous avons réussi à reporter un peu cette charge, mais nous devons trouver un projet pour ce terrain. C’est en cours. La commune n’a aucun moyen d’assumer une telle charge financière.

L’autre projet, voté celui-là, était l’aménagement du centre bourg, tout en dalle de grès du Portugal, avec un serpentin ralentisseur rue Grande. 1 million €.

Nous avions demandé le chiffrage à la CADA, ce que nous avons obtenu et redonné au public, documents à l’appui.

L’option rue Gourdon, pour un montant d’environ 200 000 €, n’a pas été retenue par la précédente municipalité. Elle a préféré inscrire l’artificialisation du parvis de la mairie, une autre option. Avec les lumières qui éclairent les arbres par en dessous.

Nous avons eu accès aux échanges entre la précédente municipalité et les services de l’Agglomération Seine-Eure.

La municipalité avait fait un découpage financier estimatif pour « faire cesser « les divagations de Monsieur Binard » :

  1. Aménagement devant la mairie  250 000 € ;
  2. devant les immeubles SILOGE 150 000 € ;
  3. la grande rue mairie poste 200 000 € ;
  4. grande rue poste à pharmacie 250 000€ ;
  5. le parking 150 000 €.

Elle demande l’avis de l’Agglo qui lui répond :

Pour rappel,

La tranche ferme c’étaient tous les travaux de la Grande rue y compris le parking

  • La tranche optionnelle 1 le giratoire ;
  • La tranche optionnelle 2 : le parvis de la mairie ;
  • La tranche optionnelle 3 : la rue Gourdon qui n’a pas été affermie.

Pour le Lot 2 :

  • Tranche ferme : la Grande rue et le parking ;
  • La tranche optionnelle : le parvis de la mairie.

Sur ce marché initial il y a  eu un avenant en moins-value sur le lot 1 de 188 000 € de manière à avoir une dépense globale de 1 000 000  € HT.

On arrive donc en dépense HT sur les 2 lots :

  • 480 000 € sur la Grande rue et le parking ;
  • 70 000 € sur le giratoire ;
  • 440 000 € sur le parvis de la mairie.

Bien entendu, nous avions évoqué les chiffres HT et TTC, documents à l’appui.

Pour ce qui est des coûteux travaux horticoles (chênes verts et plantes), l’essentiel, pour ne pas dire la quasi totalité a été dévolue au parvis.

Pour information, les services de l’Agglo ont également répondu :

« Pour mémoire M Binard avait demandé les pièces du marché initial qui ne précise pas les tranches affermies ou non ainsi que la moins-value du marché. »

Ce que ne nous a pas confié l’ancienne municipalité.

Pour ce qui est de la rénovation de la rue Gourdon, elle n’a rien coûté à la commune, n’a pas été réalisée en pavés sans trottoirs, mais réhabilitée à l’identique, avec un trottoir réhabilité PMR et pour sécuriser le parcours des enfants. Tout cela a été réalisé en concertation avec les riverains. Et l’inversion du sens de circulation a permis aux parents de profiter des parkings et d’apaiser la circulation rue Gourdon.

  • C’est une réussite, qu’il faut mettre à notre bilan (déjà très lourd, comme le dit le candidat).
  • la communication avec ce site internet, la gazette, une page facebook,
  • comme les chantiers participatifs qui sont aussi une réussite,
  • la relance du CCAS,
  • comme les chantiers participatifs qui sont aussi une réussite, et qui créent du lien entre citoyens,
  • comme l’accueil du public le samedi avec la permanence d’élus, dans un lieu plus accueillant pour le public (tables et chaises),
  • comme le développement du marché qui est une incroyable réussite, que l’on doit à Monsieur Guillaume Laguette et son épouse. Nous ne sommes que des facilitateurs. On continue de l’être. Le point d’eau pour le marché voté le 30 octobre et la stabilité des tarifs en sont une preuve supplémentaire,
  • Comme les terrasses aussi, qui ont rendu la rue plus conviviale.
  • la stabilisation de l’équipe d’agents avec des entretiens de carrière, plannings et fiches d’objectifs,
  • Comme la gestion des animations, même si cette année, il faut avouer que les confinements et mesures sanitaires ne nous ont pas aidés. Le forum des associations, le marché de Noël même s’il est reporté pour raison sanitaire. Ça servira l’an prochain, tout comme les manifestations qui ont dû être annulées…
  • le développement de projets en lien avec l’agglomération pour le soutien et le développement des commerces, le tourisme et la création de l’écoquartier Labelle,
  • la mise en relation avec le CFA pour le salon de coiffure,
  • la sécurité des habitants avec l’élaboration d’un PCS et la participation aux travaux sur le devenir de la digue, ou la régulation de la vitesse de circulation,
  • l’embellissement et le fleurissement de la commune,
  • les arbres des naissances,
  • Et les déconfinements et reconfinements qu’il nous faut gérer, notamment à l’école. Cela se passe bien, mais le virus est présent.

Nous avons peu de moyens, mais nous avons la chance de travailler au sein d’une équipe très mobilisée, où chacun se bouge pour que le village reprenne vie.

Si la précédente municipalité a investit 100 000 € dans les réparations pour l’école pour des réparations temporaires, il nous faut maintenant envisager des travaux de façon durable. Nous y travaillons.

Et en même temps, il nous faut désendetter la commune qui est surendettée.

Nous avons reçu un courrier de Monsieur Schwartz qui nous accuse de diffamation lorsque nous avons dit que la commune n’était pas du tout endettée en 2010.

Nous nous en remettons à l’analyse de receveur général, Monsieur Beaujart, le « commissaire aux comptes » de la commune qui donne son analyse de la gestion financière de la commune le 1er avril 2010. La commune n’est pas du tout endettée explique-t-il.

Nous, nous n’avons que très peu de marge de manoeuvre.

Dès le vote pour l’élection du maire commencée, Monsieur Schwartz demande une suspension de séance.

Toute l’opposition sort de la salle.

L’élection du maire reprend, mais sera interrompue.

Elle sera interrompue par le besoin de s’absenter me Monsieur Schwartz au moment où il doit voter. La délibération continue, les assesseurs resteront en place durant les 20 minutes d’absence.

Nous n’infligeons pas en vidéo ce moment d’absence. C’est très long.

Madame Laetitia Sanchez réélue Maire de Saint-Pierre du Vauvray

Enfin, l’élection du maire de Saint-Pierre du Vauvray arrive à son terme…

Monsieur Besnard se fait tancer une dernière fois par Monsieur Alain Loëb.

Il tient à s’exprimer une dernière fois avant le dépouillement comme doyen et président de séance :

Vous aviez l’option de plusieurs candidats, et éventuellement de voter blanc. Si, en fonction du résultat, si le résultat est dans un sens identique à la précédente élection, ça veut dire que vous n’aurez rien compris, et vous serez responsables pendant tout le mandat de ce qui va se passer. Je trouve inadmissible que les citoyens se fassent insulter, je trouve inadmissible qu’on se fasse accuser, qu’on essaie de me faire signer un document alors que c’est contradictoire, etc, etc. Pour l’instant, vous n’êtes pas encore maire, on verra quand on va faire le dépouillement. Mais je voulais quand même faire cette remarque, c’est que je n’ai jamais vu ça dans les conseils. C’est la toute première fois.

Alain Loëb

Nous aussi, c’est la toute première fois que l’on voit cela. 1 heure et quart pour l’élection de la Maire, ponctuée de discours accusateurs et d’interruptions de séances.

A l’issue du dépouillement, Madame Laetitia Sanchez est réélue Maire de Saint-Pierre du Vauvray, avec 11 voix, contre deux pour Madame Desabaye, et deux pour Monsieur Schwartz.

Désignation du nombre d’adjoints et élection des adjoints.

Heureusement, cela prendra beaucoup moins de temps que le vote précédent. Le conseiller Alain Loëb coupe la Maire dès quelle préside le Conseil de nouveau, et qu’elle remercie les conseillers pour leurs votes.

Nombre d’adjoints :

Il y avait 3 adjoints. La Maire propose de rester à 3 adjoints.

Madame Desabaye propose de passer le nombre d’adjoints à 4.

La proposition de quatre adjoints est votée : 1 pour, 3 abstentions, 11 contre.

La proposition de conserver 3 adjoints est votée : 11 pour, 4 abstentions.

Listes d’adjoints, une seule liste déposée :

Monsieur Jean-Charles Dupont, Madame Anne Bérichi, Monsieur Frédéric Besnard sont inscrits sur cette liste, candidat(e)s à leur propre succession.

Après dépouillement des votes, la liste est élue avec 12 voix contre 3 votes blancs.

Monsieur Jean-Charles Dupont, Madame Anne Bérichi, Monsieur Frédéric Besnard sont réélu(e)s. Bravo à eux.

Vote des indemnités de la Maire et des adjoints.

L’indemnité de la Maire est proposée à 29 % de l’indice.

L’indemnité du 1er Adjoint est proposée à 12 % de l’indice.

Les indemnités de la deuxième adjointe et du troisième adjoint seraient revues à la baisse, passant de 14,5 % à 14 % de l’indice.

Les indemnités sont votées à 12 voix pour et 3 contre.

Présentation de devis dans le cadre des délégations au Maire.

Travaux de couverture au 8 rue Grande :

La municipalité a fait établir deux devis pour ces travaux :

  • Le premier s’élevait à 3519,74 € TTC (Monsieur Laugeois) ;
  • un deuxième devis pour un montant de 1017,94 € TTC (Monsieur Dupuis).

C’est le devis le moins coûteux qui a été sélectionné.

Décoration et animation de Noël :

Présentation du devis reçu de la part de l’entreprise Blondel pour un montant de 2576,40 €.

La sonorisation est prise en charge par l’union commerciale.

Ce sont les mêmes prestataires que les années précédentes.

Création d’un point d’eau sur le marché

Un point d’eau est nécessaire pour les commerçants du marché le dimanche. Surtout pour le poissonnier.

A noter qu’à la demande de la commune, l’agglomération procède dorénavant dès le mardi à la collecte des déchets du marché.

Dans un deuxième temps, une fontaine à eau sera disponible près des la table de pique-nique à destination des habitants et touristes dans le cadre de la Seine à vélo.

Madame Desabaye demande s’il n’est pas préférable reporter cette installation dans le cadre de la Seine à vélo.

Les commerçants en ont besoin dès maintenant. Elle servira aussi pour les agents. Alain Loëb prend la parole pour indiquer que la précédente municipalité avait envisagé de brancher compteur sur la borne à incendie temporairement.

Le pli n’est toujours pas pris de demander la parole et de respecter les tours de parole.

Monsieur Binard pose la question : si on fait les travaux en deux phases, la phase deux ne coûtera-t-elle pas plus cher ? Monsieur Dupont répond qu’on le fera nous-mêmes, ce qui nous coûtera moins cher.

Le 1er adjoint a fait établir un devis par la société Veolia, pour un montant de 1856 € pour le point d’eau.

Monsieur Schwartz pose une question qui ne concerne en rien cette délibération. Elle aurait pu être posée dans les questions diverses.

« Le prix de vente de la maison, c’est combien ? »

Monsieur Dupont rappelle la procédure pour une préemption : il faut d’abord proposer la vente à l’ancien propriétaire. Celui-ci a ensuite l’obligation de le reproposer à la vente aux anciens acheteurs.

Monsieur Loëb estime que vu le prix de la maison, ils avaient d’autres solutions.

Monsieur Leboeuf demande si c’était bien une bonne affaire, attendu que l’on paie frais et intérêts ?

Monsieur Loëb explique qu’une personne avait proposé d’acheter à plus de 51 000 €, la mairie a préempté à 31 000 € plus les frais, ça veut dire qu’on a 20 000 € pour mettre en sauvegarde. Et puis il y a les fonds de concours.

Les fonds de concours sont attribués sur le mandat (environ 20 000 €/an). Mais ils sont pour l’instant épuisés, ayant servi aux précédents projets. Des travaux qui ne sont pas inscrits dans le plan ne peuvent bénéficier d’aides de l’Agglo.

Monsieur Dupont rappelle que nous devons toujours près de 42 000 € à l’Agglo.

On passe au vote sur le point d’eau : 11 voix pour, 4 abstentions.

Tarifs des places de marché à Saint-Pierre du Vauvray. Nous ne rappellerons jamais assez que nous remercions nos commerçants du marché le dimanche à Saint-Pierre du Vauvray, pour la qualité de leurs produits et de leur accueil.

Les tarifs sont mis en débat, et la municipalité propose de garder les mêmes tarifs.

Ce qui est un soutien aux commerces, attendu les efforts supplémentaires que la municipalité déploie (collecte des déchets, point d’eau à l’usage des commerçants), mais leur présence concourt à la vitalité du village, à son dynamisme, d’autant que les commerces sont totalement complémentaires avec ceux du village.

Trois voix d’opposition souhaitent baisser les tarifs.

Le vote pour conserver les tarifs actuels : 12 voix pour, trois ne participent pas au vote au motif que c’est une délibération inutile (et un débat inutile ?).

Point incendie au Vieux-Rouen

Les parcelles n° 54 et 56, rue Principale au Vieux Rouen, d’une surface de 214 m2 et appartenant à Monsieur Loisel, sont rétrocédées au cadastre pour une somme de 1 €.

Ce terrain permettra d’abriter une réserve d’eau comme point incendie.

Vote pour : unanimité

Vente de terrains allée du Roule à Saint-Pierre du Vauvray

Le mandat de vente étant caduque, il est demandé à la commune de signer un nouvel avenant permettant de vendre ce terrain (situé derrière l’école), avec la possibilité de ne pas le vendre en deux lots, mais de pouvoir le vendre en un seul lot.

Votes pour : unanimité

Questions diverses :

L’arbre de Kydan

Questions de Madame S. relayée par Madame Desabaye :

  1. Après que les habitants aient fait et participé à une quête pour l’achat d’une plaque, vous avez proposé de mettre celle ci sur un muret dans la commune, très joli geste en effet.
    La plaque a donc été faite de façon à être fixée sur un mur, pour allier les deux projets (solidarité des habitants et hommage de la commune). Cependant après avoir récupéré la plaque les membres à l’initiative de la quête, on était mis hors discussion sur la suite des événements.
    Comment expliquez-vous cela et trouvez vous ça réglo ?
  2. Deuxième question toujours sur le même sujet, vous avez plus ou moins décidé de faire cela sur un endroit qui a servi de « tas d’ordures » pendant des années, qui est inondable, isolé (vandalisme possible). Trouvez vous cela respectueux ?
  3. Troisième question, le débroussaillage de la parcelle était-elle importante pour vous, pour rendre cet hommage ou plutôt pour que le projet de « la Seine à vélo » soit en effet plus rapide et faire un square afin que les cyclistes puissent en profiter ?

A la première question, la maire répond :

Nous avons reçu deux représentantes des habitants, ainsi que le père de Kydan lors de nos permanences d’élus à deux reprises (le 4 juillet et le 19 septembre). C’est le papa de Kydan qui dès le début a proposé de planter un arbre et nous a demandé un endroit pour le faire.

La première proposition des représentantes des habitants était de mettre l’arbre et la plaque commémorative à l’école. Après échange avec les enseignants, il a semblé psychologiquement difficile pour des enfants de côtoyer la plaque commémorative.

C’est une demande des psychologues qui sont intervenus auprès des enseignants, ajoute Jean-Charles Dupont.

Nous avons cherché dans les parcelles communales un endroit qui soit central. Celui-ci se situe entre le pont et le stade de foot, en cœur de village. C’est à cet endroit que sera planté l’arbre à la Sainte-Catherine.

Après le cimetière et le moulin fleuri, nous avons proposé un chantier solidaire aux habitants. Les directives Covid nous ont amené à faire des petits groupes. Du matin jusqu’au soir il y a eu des petits groupes – jeunes, acteurs du village – qui sont venus aider et mouiller la chemise pour nettoyer cet endroit.

A la seconde question – était-ce respectueux de le faire sur un tas d’ordures ?

Il ne s’agissait pas d’un dépôt d’ordures. L’endroit était empli de broussailles, il a servi durant des années de dépôt pour les déchets végétaux de la commune, des troncs massifs gisaient au sol, le grillage était rouillé et percé de tous côtés et les portants étaient dangereux.

Merci à tous ceux qui se sont occupés de réhabiliter ce lieu.

Ce lieu va redevenir un lieu de vie et c’est un des endroits les plus centraux dans Saint-Pierre. Le père de Kydan a été sollicité et a visité le site à plusieurs reprises.

Monsieur Leboeuf, qui y a passé toute la journée, explique qu’il ne s’agissait pas d’un tas d’ordures : s’il y avait des bouts de plastiques (qui ont été ramassés), il y avait essentiellement des branchages, des tontes d’herbe, un arbre mort… Il a discuté avec le père de Kydan qui a lui-même choisi l’emplacement pour l’arbre. Le papa de Kydan a expliqué que de cet arbre, on voit un arbre qui est juste à côté de là où repose son enfant.

Madame Desabaye dit que c’est assez inondable (comme le terrain de foot, NDLR).

Ce n’est pas une maison, c’est un arbre. C’est aujourd’hui un endroit très propre. Ce sera un lieu de vie et de recueillement.

C’est un noyer qui a été choisi. Un arbre qui donne et qui se plaît localement.

3 – est-ce un square en hommage à la mémoire de Kydan, ou plutôt profite-t-on de ce chantier pour en faire un espace pour les cyclistes de la Seine à vélo ?

Réponse de Monsieur Dupont : « c’est complètement décorrélé ».

Monsieur Binard : « On va faire des arbres des naissances, j’aurais trouvé indécent de ne pas planter un arbre en hommage à Kydan ».

« Ce n’est pas pour rien qu’on pose la question », dit Madame Desabaye. « On pose la question, la question n’est pas anodine ».

C’est bien, répond Madame Sanchez, parce c’est un lieu de promenade, un leu central. Il y a le basket qu’il faudra qu’on refasse, le foot, c’est un lieu à vivre, pas un petit endroit caché. C’est au cœur de la vie du village.

Jean-Charles Dupont : « Encore une fois c’est un choix de la famille ».

Madame Desabaye continue de dire que la question n’est pas anodine.

Bernard Leboeuf demande la vraie question derrière cette question qui n’est pas « anodine » ?

L’annulation d’Halloween :

Questions de Madame V. relayée par Madame Desabaye : « pourquoi avoir proposé une activité telle que le rassemblement pour halloween alors que la situation sanitaire démontrait bien avant les restrictions préfectorales la dangerosité de ce type de manifestation ? »

Non, ce n’était pas une organisation pour faire de la com, sachant qu’elle serait annulée. C’est encore une fois un très mauvais procès.

Le jeu a été construit dès l’été, avec des parents, pour les enfants. Déjà annoncé dans la gazette, il permettait de se rassembler en groupes très restreints (familial) avec un adulte responsable et 3 ou quatre petits monstres, vampires ou autres sorcières…

Un jeu organisé en plein air sur le stade de foot, où les plus horribles de ces monstres remportaient un paquet de bonbons sous emballage, pas pioché dans un paquet.

C’était de plus une alternative sanitaire permettant aux petits de faire la fête, sans se rendre de foyer en foyer, où ils auraient pu contaminer des personnes âgées en réclamant des bonbons.

Le confinement est tombé. La fête, sous contrôle sanitaire, a été annulée.

Le lundi matin, tous ces enfants se retrouvaient en milieu clos, pas en plein air, avec 20 à 28 élèves par classe.

Il ne faut pas voir le mal partout…

CR-du-30102020

Lire aussi : Conseil municipal du 22 septembre 2020

 

Une réponse

  1. […] Conseil municipal du 30 octobre 2020 – élection du maire et des adjoints […]

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